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La rhinite & rhino-conjonctivite allergique

La rhinite & rhino-conjonctivite allergique

C'est une allergie !

La rhinite allergique est une inflammation des muqueuses du nez provoquée par une réaction allergique (pollens, acariens, poils d’animaux) qui peut s'accompagner aussi d’une atteinte des yeux (conjonctivite).

Chiffres clés

  • 20 à 30%

    de la population mondiale touchée
  • 1/4

    un quart de la population française touchée
  • 20 à 40%

    des personnes ayant une rhinite allergique ont aussi de l’asthme

Il s’agit d’une des maladies chroniques les plus fréquentes. 

20 à 30 % de la population mondiale souffre d’une forme de rhinite chronique.
Environ 1 personne sur 4 en France est touchée.

L’asthme et la rhinite ont un lien très fort. Il est estimé que 20 à 40% des patients qui ont une rhinite vont développer un asthme. 

Mécanismes & symptômes

CAUSES /MECANISMES 

Les causes sont multiples : allergique, médicamenteuse, vasomotrice, hormonale, sénile, positionnelle, atrophique, ou autre maladies systémiques, etc. 

SYMPTOMES

Les symptômes de la rhinite allergique se caractérisent par le nez qui coule, une sensation d’obstruction nasale ou de “nez bouché”, des salves d’éternuements, des démangeaisons terribles  des fosses nasales, parfois une perte de l’odorat. Dans les formes plus chroniques, l'obstruction peut être le symptôme majeur et entrainé des troubles du sommeil voir de l'apnée.

Les symptômes au niveau des yeux sont souvent associés  à la rhinite : démangeaison oculaire, larmoiement, yeux rouges et paupières gonflées, sensation d'avoir un grain de sable dans les yeux. L'atteinte est généralement bilatérale.

Ces symptômes doivent être déclenchés par un allergène : ce dernier est soit présent toute l’année (acariens, animaux…), soit de façon saisonnière (pollens, moisissures, etc.).

Quand devient-elle une urgence ?

Quand la qualité de vie d'une personne allergique est fortement impactée, on peut parler d’urgence.

 Les patients atteints d’une rhinite  ou rhino-conjonctivite allergique peuvent avoir des symptômes omniprésents, quotidiens, qui peuvent affecter leur vie quotidienne, résulter un absentéisme à l’école ou au travail car leur sommeil est perturbé, et de la concentration.

Diagnostics / tests, quand consulter ?

Quand consulter ?

En cas de symptômes légers et brefs, il est possible de prendre un antihistaminique disponible sans ordonnance en pharmacie. Si les symptômes persistent, le médecin traitant peut optimiser le traitement et diriger le patient vers un allergologue, surtout en cas d’aggravation ou de gêne invalidante (rhinite/conjonctivite allergique persistante ou intermittente modérée à sévère). 

Le diagnostic  repose sur les tests cutanés aux pneumallergènes chez l’allergologue, la mesure du débit du nez (rhinomanométrie) et l’observation des fosses nasales (rhinoscopie) et un examen oculaire. Un interrogatoire précis sur l’environnement du patient et parfois, une biologie orientée vers un allergène précis permettront de comprendre la cause de votre maladie.

Traitements et prévention

Le traitement symptomatique de la rhinite-conjonctivite allergique repose sur la prise d’antihistaminique à avaler, d’un spray nasal, d’un sérum oculaire.  Le patient allergique doit aussi adopter des gestes pratiques pour limiter son contact avec les allergènes et créer un environnement le plus favorable à l’apaisement des symptômes(s’équiper de housse acariens, se rincer les cheveux avant de poser sa tête sur l’oreiller pour ne pas imprégner la taie de pollen, éviter les grand travaux jardinier en plein pic pollinique, réaliser un ménage soigneux de la chambre et des pièces à vivre etc).

Le traitement destiné à remédier durablement à la rhino-conjonctivite est l’immunothérapie allergénique (ITA).

Conseils pratiques

Se laver le nez régulièrement avec du sérum physiologique et faire un mouchage doux.

Aérer 15 minutes par jour plutôt tôt le matin ou le soir. 

Pensez à privilégier les douches le soir pour éliminer les pollens accumuler dans la journée. 

Evitez d'étendre le linge dehors en période de pollinisation.

Foire aux idées reçues

“ L’immunothérapie allergénique ne marche pas chez moi car je suis poly-allergique. ”

Faux

Être poly-allergique n’empêche pas l’Immunothérapie allergénique (ITA). L’idée est de cibler l’allergène le plus responsable de vos symptômes (celui qui vous gêne le plus au quotidien). Discutez en avec votre allergologue : il/elle choisira la stratégie la plus adaptée à votre profil.

“ En cas de grossesse, je dois stopper mon ITA. ”

Pas forcément

On peut souvent poursuivre une Immunothérapie allergénique (ITA) déjà bien tolérée avant la grossesse. En revanche, il faut contacter votre médecin dès le début de grossesse : il/elle vous expliquera la conduite à tenir et sécurisera le suivi.

Ressources utiles

Références / Bibliographie :

Allergic Rhinitis and Its Impact on Asthma (ARIA)-EAACI Guidelines—2024–2025 Revision: Part I—Guidelines on Intranasal Treatments

Bauchau V, Durham SR. Prevalence and rate of diagnosis of allergic rhinitis in Europe. Eur Respir J. 2004 Nov;24(5):758-64

Arif AA, Delclos GL, Lee ES, Tortolero SR, Whitehead LW. Prevalence and risk factors of asthma and wheezing among US adults: an analysis of the NHANES III data. Eur Respir J. 2003 May;21(5):827-33